Le Grand Panorama 2019

Le Grand Panorama est l’événement qui clot la saison d’Arles Gravel. Le principe en est à la fois un peu fou et très simple : il permet d’effectuer, dans la même journée, un ou plusieurs circuits combinables, de 60 à 360 km !
En imaginant ce Grand Panorama, nous nous sommes fixés deux objectifs : Faciliter la découverte des trois paysages représentatifs du Pays d’Arles (les Alpilles, la Crau et la Camargue) par les chemins et les sentiers les plus roulants et les plus beaux, et permettre à chaque cycliste (ou chaque groupe de cyclistes) de composer une journée de gravel à sa mesure et à son rythme. C’est pour cela que, si le point de rendez-vous du matin est fixe, chacun sera libre (et ce, jusqu’au dernier moment !) de décider de son programme de la journée, et avec qui il souhaite rouler. Le soir venu, tous les participants pourront se retrouver à la terrasse d’une brasserie de la ville pour boire un coup et se raconter leurs aventures.

LES PARCOURS

• Crau (court) 60 km
• Crau (long) 90 km
• Alpilles 100 km
• Camargue 120 km
• Circum 200 km

Les cinq parcours proposés sont combinables entre eux, dans n’importe quel ordre, puisque ce sont des circuits qui démarrent et finissent tous au même endroit, à savoir la Place de la République à Arles. Le premier départ sera donné à 6h00 du matin le dimanche 26 mai 2019. Ensuite, qu’on choisisse de réaliser un, deux ou trois circuits, on pourra parcourir, sur des surfaces mixtes, les trois paysages emblématiques et fascinants qui ceignent le Pays d’Arles : Le plateau de la Crau, la chaîne des Alpilles, les marais de Camargue. Qu’on soit en solo ou en groupe, cyclisme, paysages et gravelaventure sont garantis !

Vous ne savez pas quel(s) parcours choisir ? Vous ne savez pas ce qui vous attends ? Pour vous faire saliver avant la mise en ligne des itinéraires, quelques précisions sur les paysages que vous pourrez découvrir :

Pano-Crau1) La Crau

Les deux parcours Crau sont identiques à ceux proposés en 2018

Sans doute le moins connu des trois paysages emblématiques du pays d’Arles, la Crau est un immense plateau sédimentaire, recouvert de galets, et classé parmi les rares steppes d’Europe. Pour partie irrigué (il fournit alors un foin à la réputation mondiale), pour partie aride, il est la terre d’élection du mouton mérinos, bien connu des cyclistes pour sa laine aux propriétés idéales pour les vêtements de vélo. Le circuit court contournera les marais du Petit Clar par un singletrack sublime, puis longera le bord du plateau avec son point de vue unique sur Arles, la Fondation Luma, l’Abbaye de Montmajour, la plaine de Tarascon et les Alpilles. On traversera les prairies de foin de Crau en longeant les canaux d’irrigation où scintille l’eau fraîche et claire de la Durance. On frôlera les immenses plateformes logistiques routières, on passera sous les gigantesques éoliennes qui surplombent ce paysage surréaliste, battu par les vents. On découvrira quelques constructions remarquables, comme le château d’eau de Ballarin et le Pont Van Gogh, la fin du parcours longera la Via Rhôna et le Musée de l’Arles Antique.
La version longue du circuit proposera bien sûr les mêmes curiosités, mais une difficulté majeure viendra s’y ajouter : en traversant le centre-Crau, on se confrontera aux chemins les plus durs de ce Grand Panorama, où les galets proéminents et disjoints n’ont rien à envier aux secteurs pavés les plus torturés du Paris Roubaix, comme l’indiquent les noms des segments Strava de cette zone : L’enfer du Sud, le Carrefour sans arbres… Là, loin de toute assistance possible, au milieu des coussouls (les herbes sèches qui poussent dans cette zone aride), sans le moindre ravitaillement, sous un soleil de plomb, cyclistes et vélos seront mis à rude épreuve. Cette version longue du parcours Crau est clairement réservée aux cyclistes de gravel les plus techniques, les plus solides et les plus expérimentés.

Pano-Alpilles2) Les Alpilles

Nouveau parcours

Pour être plus fluide (il y a beaucoup de kilomètres au programme ce jour de Grand Panorama), le circuit des Alpilles a été retracé pour être plus roulant qu’en 2018. Il permettra, à l’aller, de longer le massif sur son versant sud, de Fontvieille au pied des rochers de la Pène, des Tours de Castillon aux Caisses de Jean Jean, du Destet jusqu’au village d’Aureille, où le Pas de la Figuière permettra de basculer vers le versant nord. Le retour permettra d’explorer les vignobles de Romanin jusqu’à Saint Rémy de Provence, puis un retour vers Arles par les Baux de Provence, puis Maussane. Le retour vers Arles permettra de découvrir la plaine alluviale du Rhône, très rarement parcourue par les cyclistes.
Attention : bien que nous ayons choisi les chemins les plus roulants, nous n’avons pas pu enlever tous les cailloux ! Le gravel dans les Alpilles nécessite une bonne condition physique et un bon niveau de pilotage, car cet univers minéral et ses chemins caillouteux ne se livrent pas facilement. Mais l’effort nécessaire sera récompensé par des paysages à couper le souffle.

Pano-Camargue3) La Camargue

Le parcours Camargue 2019 est un mélange des deux parcours proposés en 2018

Qui ne connais pas la célèbre Camargue ? Et bien personne ne la connait vraiment en fait. Car, sans vélo de gravel, impossible de quitter les parcours balisés : les propriétés privées et les chemins interdits aux voitures limitent l’accès aux principaux trésors de ce paysage qui, sans aucun promontoire, interdit tout point de vue lointain. Les distances, très grandes limitent également les randonnées pédestres ; le vélo tous chemins est donc le moyen le plus adapté pour parcourir ce territoire.
Le parcours débutera par les fameuses « dirt roads » camarguaises aux nids-de-poules piégeux, longera l’Étang du Vacarès sur sa berge ouest par la fameuse Draille de Cacharel jusqu’aux Saintes Maries de la Mer. S’en suivra une énivrante plongée en zone maritime par vingt kilomètres de digues au milieu des flamants roses et des salicornes, avant la remontée vers Arles au départ de l’étrange cité de briques rouges de Salin de Giraud. Sans aucun dénivelé et peu technique, ce parcours peut convenir à des cyclistes de niveau moyen qui en profiteraient pour réaliser leur premier 100 km ; attention cependant au soleil ardent, à la rareté des points d’eau et au vent qui, sur ces paysages plats et sans abris, peut se révéler être une redoutable adversaire.

Pano-Circum4) Circum

Nouveau parcours

Ce « circum » (« autour » en latin) est sans nul doute la star des circuits proposés cette année. Il permet, d’une seule traite de 200 km, de traverser les trois paysages que nous évoquons plus haut : Alpilles, Crau et Camargue (dans cet ordre). Autant la liste des curiosités, villages et paysages traversés serait trop longue à énumérer ici, autant faut-il signaler que nous avons mis tout notre cœur et notre connaissance du terrain pour proposer un parcours fluide, rythmé, varié et splendide. Attention toutefois à ne pas céder aux sirènes de l’enchantement sans respecter un minimum de précautions : 200km de gravel ce n’est pas anodin, et l’immensité des paysages traversés n’offre que très peu de points de ravitaillement et de replis vers Arles. Ce parcours s’adresse donc à des cyclistes de gravel parfaitement équipés, affûtés et expérimentés.

Grand Panorama Arles Gravel 2019

GRAND PANORAMA MODE D’EMPLOI

Pas de balisage (donc GPS obligatoire), pas de ravito (3 bidons d’eau conseillés), pas d’assistance, pas de classement à l’arrivée, pas de trophée, pas de vainqueur, juste du vélo gravel de 60 à 360 km selon votre choix, du gravel et des paysages en veux-tu-en-voilà pour des cyclistes libres comme l’air, légers comme le vent, vifs comme l’éclair. Y’a pas plus simple. Venez donc, nous on sera là, on vous attend pour un départ à 6h00 du matin depuis la Place de la République à Arles. En fin de journée, un rendez-vous sera proposé en terrasse d’une brasserie pour se retrouver après l’effort.

Les inscriptions, c’est ici. L’adresse de la brasserie pour le rendez-vous de fin de journée et les liens pour télécharger les itinéraires (fichiers gpx) seront mis en ligne quelques jours avant l’événement ici aussi.

Sainte Victoire Gravel 2019

Cher Patrick,

Lorsqu’il y a deux ans tu m’as proposé de tracer pour Arles Gravel un parcours autour de « ta » montagne Sainte Victoire, j’ai tout de suite pensé que la proposition était pertinente et que les adhérents du club Arles Gravel aimeraient participer à une telle sortie. Certes, il a fait froid et gris pour cette première édition (« je me suis pelé » comme aurait dit Cézanne), mais nous étions quand même une bonne quinzaine à rouler sur les pistes que Philippe et toi aviez patiemment repérées et choisies.

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Nous nous étions promis que nous y reviendrions, et cette année, sous un soleil radieux et sur un parcours amélioré (« plus suave », as-tu dit), ce furent cinquante cyclistes – un record absolu pour une sortie Arles Gravel – qui répondirent à l’invitation.

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On aura remarqué la qualité des échanges, une ambiance détendue, conviviale et solidaire, la beauté des paysages, le niveau d’engagement athlétique et technique des participants sur un parcours long et pentu, la diversité des marques de vélo de gravel représentées, et, pour couronner le tout, les bières artisanales d’un établissement de centre-ville que tu as su convaincre d’ouvrir un dimanche spécialement pour nous.

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Dans les détails, les observateurs les plus aiguisés auront noté que la proportion des vélos de gravel en comparaison des VTT (c’était 50-50 il y a deux ans), frôlait cette année les 100% ; que des cyclistes étaient venus de loin (Montpellier, Toulon, Montélimar…) pour participer à l’événement ; que des filles ont devancé des garçons, que des plus âgés n’ont pas donné leur reste, que les plus branchés ont côtoyé les plus humbles,  que ceux qui ont crevé ont été attendus par les autres, et qu’au centre de tout ça, la pratique du gravel s’est affirmée, une fois de plus, comme fédératrice, stimulante, originale et pleine d’avenir.

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Tout cela, Patrick, on te le doit, non seulement à l’occasion de cette journée, mais bien au delà, chaque fois qu’avec ta bonne humeur, ton sens de l’écoute et ton grand niveau de cyclisme tu te joins à nous sur les autres sorties Arles Gravel, et bien entendu aussi par l’exemplaire promotion du gravel que tu mènes sur ton blog Bike Café.

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En attendant la prochaine édition de la Sainte Victoire Gravel, je garderai en tête cette sortie lumineuse faite de graviers, de soleil, de sueur et de sourires que nous avons partagé sur les pentes de la montagne : nul doute qu’elle va fortement contribuer à nourrir mon imagination, alimenter ma motivation dans les mois à venir, sur les routes et les chemins, du sud au nord, du printemps à l’hiver, dans tous ces moments de cyclisme qui se nourrissent les uns des autres, se bâtissent en appui, par accumulation, et constituent le curriculum vitæ de mon année cycliste.

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Étang de Berre : Sous le pollen, la plage

Photo d’en tête : Adrien Zammit

Les pins balancent en paquets leur semence. Cette poudre irritante fait tousser certains d’entre nous et s’amasse à quelques mètres du rivage en écharpe d’écume douteuse sur tout le pourtour de l’étang. Bleu absolu qu’il est, cet étang, sans vent, impeccablement lisse, comment ne pas remarquer le moindre détail à sa surface ? L’impétueux sillage d’un hors-bord, l’immobilité d’un bateau de pêche qui pose ses filets, les points blancs très denses des goélands au repos. Les nuages de pollen jaune troublent la vue en direction de la colline, mais pas vers le centre de l’étang, axe d’azur imperturbable, autour duquel nous allons tourner assez pour rejoindre notre point de départ.

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Le tracé avait été conçu trois ans auparavant par Kéké de Sausset, nous avions une première fois parcouru ces pistes et ces routes un jour de mistral violent. Aujourd’hui, c’est presque l’été, du moins la première sortie de la saison en manches courtes. Jusqu’à en attraper un léger coup de soleil sur les avant-bras. La mise en perspective de ces deux éditions montre tout autant ce qui fait la permanence de cet endroit, que ses palettes de couleurs, ses nuances saisonnières, la variation et la variété de sa fréquentation humaine. L’étang est immuable, ce qu’on y ressent est changeant. Lorsque nous reviendrons en faire le tour, la prochaine fois, nul doute que nous trouverons matière à enrichir plus encore l’expérience que nous en avons déjà. Sentiment délicieux de bien le (re)connaître, tout en roulant de surprises en découvertes.

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Les pneumatophores sont les racines aériennes des cyprès chauves. Bernard Dardennes en connait tous les secrets et nous les révèle. Avec sa clé, il a ouvert spécialement pour nous le portail de la Poudrerie Royale de Saint Chamas. Nous y pénétrons en file indienne pour une traversée sylvestre et verdoyante. Ce qui fut pendant des siècles une manufacture dédiée à la fabrication d’explosifs est désormais un lieu de détente, de promenade et de patrimoine assidument fréquenté par les joggers et les promeneurs. Les cyprès chauves sont partisans de n’occuper que la mangrove locale où leurs pneumatophores qui pointent vers le ciel leurs permettent de respirer dans un sol gorgé d’eau. Tout occupés qu’ils sont à leurs pratiques hygrophiles, ils laissent volontiers place plus loin aux frênes, ormes, érables, saules, peupliers, chênes pédonculés, platanes et autres tilleuls, ou à des essences plus exotiques : séquoia, zelkova, ou ginkgo biloba. La tribu de nos vélos gravel, faite de carbone, aluminium, titane ou acier côtoie avec bonheur le peuple des arbres de la Poudrerie.

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Le soleil darde ses rayons sur le Jaï, la longue bande de sable qui coupe l’arrondi méridional de l’étang. Les familles sont regroupées autour des barbecues que le père ravive d’impérieux mouvements d’air. Les adolescentes, un peu à part, isolées des parents, se racontent des choses sérieuses. Les plus petits, accroupis sur la maigre plage, construisent avec ardeur et persévérance d’improbables édifices en forme de colombins. La culture du cabanon est ici très vivace, et ne demande que quelques degrés Celcius au dessus du supportable pour se régénérer. L’hiver, se sont les kitesurfers les rois du Jaï. L’été, place aux familles et aux merguez qui grillent en crépitant. Plus loin, isolé sur un rocher, filiforme silhouette immobile, un migrant africain regarde les avions quitter la piste de l’aéroport international de Marignane.

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Les sangliers ont dû bien mal se conduire. Ils auront sans doute tout retourné et se seront multipliés plus que de raison dans le Palous et la Petite Camargue, pour qu’une battue administrative y soit conduite juste aujourd’hui. Puisque l’accès nous en est interdit, nous emprunterons la route. Je suis dans la roue, à quarante-cinq kilomètres-heure, incapable de prendre le moindre relais à Roch Manfredini qui envoie les watts pour rejoindre un groupe devant. Nous, léopards, laissons aux chasseurs d’orange vêtus le soin de réguler les populations de suidés, pour notre part nous nous consacrerons à dévorer du bitume.

 

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Les vélos sont tous des gravel. Vingt-huit montures alignées sur l’esplanade de Berre, ça en jette quand même. Ça fait plaisir. Ça dit qu’on peut continuer à tracer des parcours suaves dans tous les endroits où on a envie d’aller, qu’on peut continuer à proposer des dimanches comme celui-ci, où l’on se retrouve pour rouler, piloter, découvrir, expérimenter, éprouver, boire. Pour vérifier que sur chaque colline il y a un piste, au bout de chaque impasse un passage secret, dans chaque lotissement un chemin de traverse, derrière chaque usine une route abandonnée. Pour se dire que tous les paysages sont beaux, à condition que l’on sache les parcourir dans le bon sens et savoir regarder. Pour comprendre que rien n’est parfait, que tout est intéressant, et que le monde n’existe que parce que l’homme l’a inventé.

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Nous reviendrons à Issanka

On a roulé vers Issanka
La brume couvrait les étangs
Il y avait des goélands,
Des flamants roses en apparat.
On est monté sur la Gardiole
Le soleil tardait à percer
La vue sur Thau était grandiose
Les parcs à huîtres bien alignés.

La haut,
On a
Pique-niqué.

Issanka c’est pas le Pérou
Les maisons sont à l’abandon
Il n’y a plus rien qui tient debout
La Dame Blanche est au balcon,
Le parc en a connu des gloires
Mais sous le pont l’eau a coulé
Il n’y en a que la mémoire
Et des panneaux un peu rouillés :

Ici,
Tout est
fermé.

Après les pierres se fut la boue
Le long des vignes et des villages
Les flaques reflétaient les images
De nos gravels par en dessous.
En arrivant à Montpellier,
Vers les Arceaux, dans l’Écusson
Les gens regardaient nos guidons
Et nos jerseys tout maculés.

La bière
Était
Bien fraîche !

Nous reviendrons à Issanka
Quand les frimas auront passé
Nous pourrons rouler sans parka
Sous le soleil les yeux plissés.
Nous reviendrons à Issanka
Dans cet endroit un peu cassé
On n’a jamais trop su pourquoi…
Nous reviendrons à Issanka.

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Dirt’ Issanka, Montpellier in two versions

La Dirt’Issanka est un événement gravel proposé conjointement par les clubs Arles Gravel et Original Montpellier Gravel.

dirt issanka 02La Dirt’Issanka, c’est un peu comme la Dirty Kanza mais… en fait… ça n’a rien à voir : Pour la boucle de 50 miles, des berges du Lez à Palavas, des Aresquiers à la Gardiole, avec en point d’orgue la ville fantôme d’Issanka et sa célèbre Dame Blanche… il s’agit d’un ride inoubliable au fil des spots mythiques de la région montpelliéraine. Pour les participants à la boucle de 100 miles, il y aura aussi Cournonterral et ses Paillasses, Grabels, Montferrier et les vignobles du Pic-Saint Loup.
En fin de journée, tous les participants (tant ceux de la boucle de 50 miles que ceux de la boucle de 100 miles) se retrouveront dans un pub du centre-ville de Montpellier pour trinquer et partager tous ensemble un bon moment.

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Les graviers du Ventoux – éloge de l’ombre

« Les occidentaux, toujours à l’affut du progrès, s’agitent sans cesse à la poursuite d’un état meilleur que le présent. Toujours à la recherche d’une clarté plus vive, ils se sont évertués, passant de la bougie à la lampe à pétrole, du pétrole au bec à gaz, du gaz à l’éclairage électrique, à traquer le moindre recoin, l’ultime refuge de l’ombre.

Nous autres orientaux nous cherchons à nous accommoder des limites qui nous sont imposées, nous nous sommes de tout temps contentés de notre condition présente ; nous n’éprouvons par conséquent nulle répulsion à l’égard de ce qui est obscur, nous nous y résignons comme à l’inévitable. Mieux, nous nous enfonçons avec délice dans les ténèbres et nous leur découvrons une beauté qui leur est propre.  »

Junichirô Tanizaki, Éloge de l’ombre

En bonus, un haïku vidéo de Stéphane Cornez :

 

 

OKTOBER DOUBLE SHOT : C’EST LA RENTRÉE !

En octobre, chez Arles Gravel, ça repart sur les chapeaux de roues… Pourquoi deux événements le même mois, dès le début de la saison ? Parce qu’on était impatient de vous faire vivre ces deux parcours extraordinaires, parce que ceux qui ne seront pas dispos pour l’un seront dispos pour l’autre, et surtout, plus sérieusement, parce qu’il faudra des journées longues et une météo clémente. Pour résumer : si vous êtes dispo pour ces deux sorties, venez faire le Double Shot avec nous. Si vous n’êtes dispo pour aucune, c’est dommage.

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