le tour de la Camargue 2016

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Saviez-vous qu’au phare de la Gacholle, monument dominant la plate digue édifiée entre marais et Mer Méditerranée, un restaurant clandestin faisait autrefois le bonheur des becs fins? Saviez-vous que le sentier liant la D570 saturée de voitures conduites à fond de train vers le rivage dominical au grandiose étang du Vaccarès semblable à un mirage est une piste terreuse qui pourtant éblouit, tant elle est semée de millions d’éclats de bouteilles? Saviez-vous que le petit Rhône produit d’envoûtants méandres qui modèlent les étendues cadastrées et les zones sauvages d’où saillent les rizières? Nous, faction mobile composée d’une dizaine de cyclistes chevauchant gravels flambants neufs ou vintage, VTT suspendus ou antiquités à la selle affaissée, l’avons appris. Nous avons vu cela, l’avons sué, l’avons éprouvé.

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Le Tour de la Camargue, premier du nom, c’est avant tout un choc. Un choc de sensations, un choc sensationnel. C’est également un choc thermique : pas un nuage pour tempérer les ardeurs de ce soleil totalitaire. On espérait l’été, on l’a eu en concentré. C’est aussi un choc physique. Cent-dix kilomètres, de plat certes, mais une variété de revêtements s’enchaînant en accéléré. Goudron, chemins de pierres, sentiers de poussière, schiste sombre, tessons, sable, herbes, et des trous en pagaille, et des portions tortueuses, et des lignes droites longues comme des pistes de décollage.

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Le Tour de la Camargue, c’est forcément un contact direct avec la faune locale. Un contact direct parfois urticant, attaqués de ceratopogonidaes (on dit ici arabis) sitôt pied mis à terre, un contact parfois carte postale (chevaux, taureaux, flamants, touristes en goguette, centaines d’oiseaux pattes dans l’eau ou dans dans le ciel), un contact parfois imprévu (merci à toi cistude d’Europe, qui a traversé notre route).

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Un Tour de la Camargue, c’est enfin et dans le désordre : des coups de soleil, des restaurants dénichés en plein désert, des gardians au travail, des vacanciers coupés des réalités dans leur véhicules climatisés, un repas dans le parc de jeux des Saintes-Maries-de-la-Mer, des sprints imprévus et des arrêts ponctuels pour regrouper les camarades, une crevaison, même pas de chute, beaucoup de joie. C’est en outre une organisation impeccable : on est parti à l’heure, on ne s’est pas perdu, on n’a égaré personne, on a bien bu et bien mangé à l’arrivée. Le Tour de la Camargue, c’était le premier du nom, mais ce ne sera certes pas le dernier.

Ndaref Fameux

Patrick Van Den Bossche qui était présent pour ce tour de la Camargue a rédigé un article sur Bike-Café !

5 réflexions sur “le tour de la Camargue 2016

  1. Merci pour cette super rando! parcours superbe, tracé parfait, conditions climatiques parfaites (petit vent de dos à l’aller comme au retour… vous y croyez!) et en plus un guide touristique au top!
    Nathalie

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    • Nathalie, merci de nous avoir accompagné, t’as super bien roulé, on espère te revoir sur nos rendez-vous à l’automne !
      Pour recevoir systématiquement l’info sur nos sorties, pense à créer un compte Strava (c’est gratuit) et à t’inscrire au club.
      À bientôt !

      J'aime

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